Les differents yoga

Publié le par Yogi girl

Écoles de yoga

  1. Jñâna-Yoga : Yoga de la Connaissance transcendante ;
  2. Bhakti-Yoga : Yoga de la Dévotion et de l'adoration ;
  3. Karma-Yoga : Yoga du Service et de l'action désintéressée ;
  4. Kriyâ-Yoga : Yoga de la Technique, toutes les techniques de yoga ;
  5. Râja-Yoga : Yoga codifié par Patañjali, procédant essentiellement par méditation.

Le Hatha-Yoga (sanskrit हठयोग haṭhayoga) est la forme la plus connue du Yoga en Occident. Ce terme signifie entraînement par l'exercice physique (pour le sens exact de yoga voir l'article). Ce yoga doit ses lettres de noblesse aux Yoga-Sûtra de Patañjali (IIe s. av. J.-C. ?) et à la Hathayoga-Pradîpikâ de Svâtmârâma (XVe s. ?).

Il est appelé la voie de la volonté et se résume souvent en Occident à la pratique posturale, mais il n'est pas limité à son aspect purement physique (force-santé-souplesse-bien-être).

La pratique du Hatha-Yoga est une recherche de l'unité de toutes les modalités physique et psychiques qui nous composent. La pratique met l'accent sur l'expérimentation des opposés complémentaires :

  • féminin / masculin,
  • mouvement / immobilité,
  • inspiration / expiration,
  • résistance / lâcher-prise.

Posture, respiration, méditation, peuvent tour à tour culminer dans la pratique. Avec la maturité et dans une difficulté croissante, elles se combinent par deux : postures/respiration ou postures/méditation, et par trois : postures/respiration/méditation.Le Hatha-Yoga prétend construire un pont entre l'extérieur et l'intérieur, le matériel et le spirituel, l'être essentiel et l'être existentiel.

Le Hatha-Yoga promeut un équilibre de ces contraires par la mise en pratique des âsanas, du prânâyâma, de dhyâna et du dhârana

Les divers mouvements et positions sont appelées âsanas (आसन āsana) et leur exécution nécessite une complète présence au geste ainsi qu'un patient engagement afin de coordonner tous les éléments qui y sont mis en jeu. Dans le Hatha-Yoga il est dit que le corps est un laboratoire où peuvent être vécus en direct les réussites comme les échecs. Cette recherche pragmatique se doit de rester constamment avertie des abîmes d'orgueil que représentent les prouesses corporelles. L'orgueil est effectivement en totale contradiction avec les objectifs d'humilité et d'harmonie que la tradition du yoga a tracés depuis des millénaires.

Dans son aspect purement physique, le Hatha-Yoga ne diffère que peu d'un entraînement physique ou sportif.

La coordination avec la respiration.
Respecter l’ordre d’un enchaînement de postures nécessite d'entraîner sa concentration, et incite le pratiquant à s’interroger sur la logique du fonctionnement de la mécanique corporelle. Coordonner l’inspiration avec les mouvements demande plusieurs mois. Classiquement la coordination de la respiration avec les mouvements et positions reste dans la logique de la plupart des sports : l'inspiration accompagne les mouvements et positions en ouvertures, et l'expiration les mouvements ou position en fermeture
L'assouplissement.
Comme d'autres formes d'entraînements physique, la pratique régulière du Hatha-Yoga permet de conserver ou de récupérer une capacité d'amplitude dans les mouvements. La souplesse est très différente d'une personne à l'autre, selon, par exemple : l'âge, le mode de vie, et d'éventuelles pathologies (traumatismes ou rhumatismes), etc... Elle peut varier sur une même personne, d'un jour à l'autre, d'une articulation à l'autre, ou selon la latéralité.
Le renforcement musculaire.
Une fois passée la période de la petite enfance (4-5 ans), le mode de vie actuel n'entretient plus suffisamment la musculature, qui tend à s'affaiblir. Il y a donc un entretien à mettre en place favorisé par le travail postural.
Deux sortes de contractions peuvent être mises en jeu :
  • Les contractions dynamiques :
Elles se rencontrent pendant les mouvements. Des contractions musculaires entraînent ou freinent les mouvements. Ainsi dans une flexion en avant de type uttanâsana la contraction des extenseurs de hanche provoquera la remontée du buste. L'attention permet de relâcher ces même extenseurs pour permettre la descente en douceur.
  • Les contractions statiques :
Une fois qu'une position a été prise il n'y a plus de mouvement et son maintien demande une contraction musculaire sélective. Si des muscles non indispensables au maintien de la position ont été sollicités, la posture manque de grâce et devient épuisante. Maintenir la posture tout en prêtant attention à ce qui ce passe dans le corps va permettre d'affiner et d'ajuster le geste en libérant des tensions inutiles.


Le diaphragme
le diaphragme
Le yoga pose deux règles simples pour la synchronisation respiratoire lors des enchaînements dynamiques :
  • de préférence inspirer dans une posture d'ouverture et éviter d'inspirer dans un mouvement qui comprime la cage thoracique.
  • l'expiration devrait logiquement avoir lieu sur une flexion, tout en sachant qu'expirer dans une extension ne constitue pas une erreur physiologique.
L'allongement de l'expiration prépare une meilleure inspiration. Elle favorise un meilleur fonctionnement du diaphragme. Cet approfondissement du souffle aide à diminuer le flux des pensées.
La concentration va inclure des aspects divers comme la vitesse, l'adresse et la coordination. Du point de vue du yoga, persévérer dans la stabilité posturale, favorise la concentration et à la longue, la stabilité psychologique. Tout en favorisant un meilleur fonctionnement du diaphragme, l'attention portée au souffle aide à diminuer le flux des pensées. Ces apprentissages de base nécessitent plusieurs mois de pratique (Respiration profonde).


La pratique régulière des âsanas et du prânâyâma déployée dans une ambiance tranquille et sans compétition, conduit à un moment de silence, d'arrêt des perturbations du mental.
Au fil des années de pratique, la concentration perd de son caractère volontariste pour devenir attention sans intention. Progressivement cette attention s'intègre à tous les instants de la vie, même dans les plus petits événements.
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